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Périménopause : et si ce n’était pas toujours un "problème" à corriger ?

  • 5 mai
  • 3 min de lecture

On parle souvent de la périménopause comme d’un "problème" à gérer… Mais si c’était aussi une transition à comprendre et à accompagner ?

 

Un regard différent


Depuis le XXe siècle, la ménopause a souvent été abordée par la médecine comme une carence hormonale à compenser. Certes, cela peut parfois être utile dans notre société de performance, parce que les femmes – à qui l'on demande d'être des "superwomen" sur des décennies arrivent souvent à bout de souffle à l'âge de la périménopause. Le corps n'y arrive plus tout seul, c'est donc normal qu'il ait besoin de soutien. Ce qui ne l'est pas, c'est que l'on oublie qu'il s’agit d’une étape normale du cycle de vie des femmes!

 

La périménopause est donc une phase physiologique (et non pathologique) de transformation hormonale. C'est une adaptation qui implique plusieurs systèmes corporels à la fois. La fluidité de ce passage dépend de la résilience et de la capacité de ces systèmes à soutenir cette transition. Il ne s'agit pas juste d'ajouter des hormones dans un système qui en manque... faut-il encore avoir un foie capable de les métaboliser, diront les naturopathes !

 

La bonne nouvelle, c'est que l'accompagnement en naturopathie s’inscrit en complément d’un suivi médical lorsque cela est nécessaire. Le corps peut être soutenu, par des choses simples de bien-être, peu importe les difficultés éprouvées, peu importe que l'on ait besoin d'hormones ou non. Apprendre à observer les signaux, à s’adapter et à s'accompagner peut transformer cette période en phase d’intégration (d'une riche période de sa vie), plutôt que de lutte aux symptômes ou de compensation hormonale uniquement. 

 

Ce qui se passe dans le corps


Au fil du temps, certaines hormones diminuent progressivement. La progestérone tend souvent à baisser plus rapidement que les œstrogènes, ce qui peut créer un déséquilibre temporaire. En parallèle, d’autres organes jouent un rôle clé dans la façon dont cette transition est vécue :

 

·       Les surrénales participent à l’équilibre hormonal global

·       La thyroïde influence l’énergie et le métabolisme

·       Le foie aide à transformer et éliminer les hormones en excès

·       L’intestin intervient dans l’équilibre du microbiote et la réabsorption hormonale

 

Ces interrelations expliquent pourquoi les symptômes peuvent varier : fatigue, sommeil perturbé, bouffées de chaleur, variations d’humeur, etc.

 

Une approche globale du bien-être


Plutôt que de “corriger” le corps, certaines approches de bien-être, dont la naturopathie visent à soutenir cette transition. Certains éléments du mode de vie peuvent influencer  cet équilibre :

 

·       La qualité de l’alimentation

·       La gestion du stress

·       Le sommeil et le repos

·       L’activité physique adaptée

 

Ces leviers simples ont un impact sur plusieurs systèmes à la fois et peuvent jouer un grand rôle dans cette – je vous le souhaite – belle traversée. 

 

Et pour finir, je vous laisse sur un témoignage : 

"Ce n’est pas confortable, mais cette traversée, quand je me suis mise à l’écoute de ce que ça faisait dans mon cerveau, corps, tête, cœur, je voyais où je m’en allais dans cette intégration de ma vie plutôt que de vouloir continuer d’être une jeune femme dans une forme de résistance. (...) C’est comme si on veut toujours être quelque chose que l’on n’est pas. Faut être plus jeune, faut être comme un homme, c’est épuisant de vivre comme ça pour les femmes. Ce n’est pas une faiblesse. Vivre dans ce corps-là, avec nos cycles, nos hormones, ça nous ancre, cela nous solidifie parce qu’on est en contact profond avec ce qui se passe dans notre corps." (Anonyme)


Ce contenu est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis médical. Il ne remplace pas une consultation avec un professionnel de la santé. 

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